Voir comment on se crée à soi-même tous ses tourments, comment on n’est jamais arrêté par un autre que soi, et comment l’importance des choses dépend uniquement de l’idée qu’on s’en forme.
Philosophe, 121-180Voir comment on se crée à soi-même tous ses tourments, comment on n’est jamais arrêté par un autre que soi, et comment l’importance des choses dépend uniquement de l’idée qu’on s’en forme.
Philosophe, 121-180Partager sur
Source vérifiée
Pensées pour moi-même (1876), livre XII, 8
Considérer les causes toutes nues sans les écorces qui les cachent; apprécier les intentions sans les actes; bien peser ce que c’est que la douleur, ce que c’est que le plaisir, ce que c’est que la mort, ce que c’est que la gloire;voir comment on se crée à soi-même tous ses tourments, comment on n’est jamais arrêté par un autre que soi, et comment l’importance des choses dépend uniquement de l’idée qu’on s’en forme.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
La forme est la chair même de la pensée, comme la pensée en est l’âme, la vie.
Nous sommes en train de mourir de trop penser. On se tue lentement en pensant à tout. Pense. Pense. Pense. Vous ne pouvez jamais faire confiance à l’esprit humain de toute façon. C’est un piège mortel.
La philosophie consiste à veiller sur le dieu intérieur.
La vie intellectuelle est à la réalité ce que la géométrie est à l’architecture. Il est d’une stupide folie de vouloir appliquer à sa vie sa méthode de penser, comme il serait anti-scientifique de croire qu’il existe des lignes droites.
L’esprit humain traite une nouvelle idée de la même manière que son corps le ferait d’une protéine étrange ; il la rejette.
Bonne ou mauvaise, abondante ou restreinte, la pensée, essence de l’âme humaine, est une force qui survit à la destruction du corps.
L’art de trouver de mauvaises raisons à ce que l’on croit en vertu d’autres mauvaises raisons, c’est cela, la philosophie.
Si l’on considère la mort en elle-même, et si, par la pensée et l’analyse, on dissipe les vains fantômes qu’on y joint sans raison, que peut-on penser d’elle sinon qu’elle est une simple fonction de la nature ? Mais pour redouter une fonction naturelle, il faut être un véritable enfant.
Les chefs-d’œuvre ne sont pas nés seuls et dans la solitude, ils sont le résultat de nombreuses années de pensées en commun, de pensées élaborées par l’esprit d’un peuple entier, de sorte que l’expérience de la masse se trouve derrière la voix d’un seul.
Le conflit est la mouche du coche de la pensée. Il stimule l’observation et la mémoire.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.