Sur cette vaste plantation, ce n’est pas la pluie mais la sueur de mon front qui arrose les récoltes.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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L’eau de pluie cascade le long de l’intérieur du tronc et emplit les creux de l’écorce. La pluie bondit de branche en branche, de feuille en feuille, et de la terre monte une odeur puissante et douce qui se relie à l’enfance.
C’est le printemps rôti, qui accourcit l’herbe et les lances du blé.
Trop de culture épuise un champ fertile.
Le blé demande du soleil, la betterave demande de la pluie. C’est pratique, ça permet au cultivateur, quel que soit le temps, de pouvoir se plaindre du temps.
Changement d’herbage réjouit les veaux.
Roseaux dont les hampes sèches et les aigrettes fanées de l’an passé suspendent une sorte de nuage roux au-dessus des fraîches lances vertes.
La pluie tombe sur toutes les fleurs, elle flétrit les unes et épanouit les autres.
Le matin, chaque grande herbe porte une toile d’araignée comme une petite voile. Le soleil paraît, et tout sombre.
Je n’ai qu’à fermer les yeux, la stupéfiante beauté du jardin y est gravée.
Rien qu’une guêpe bourdonnant, dehors, autour d’un cruchon. Et, avec ce faible bruit, c’est l’été qui entre dans la cuisine et caresse une botte d’oignons pendue à un clou.

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