Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu’à les appliquer.
Écrivain, 1623-1662 Image : Clermont Auvergne Métropole, Bibliothèque du patrimoine, GRA 6025, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Toutes les bonnes maximes sont dans le monde ; on ne manque qu’à les appliquer.
Écrivain, 1623-1662 Image : Clermont Auvergne Métropole, Bibliothèque du patrimoine, GRA 6025, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
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Pensées (1670), Pensées, section VI
Le texte original diffère de quelques mots.
Toutes les bonnes maximes sont dans le monde; on ne manque qu’à les appliquer.Par exemple, on ne doute pas qu’il ne faille exposer sa vie pour défendre le bien public, et plusieurs le font; mais pour la religion, point.
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De tout ce qu’il est possible de concevoir dans le monde, et même en général hors du monde, il n’est rien qui puisse sans restriction être tenu pour bon, si ce n’est seulement une bonne volonté.
Quand vous prenez conscience que rien ne vous manque, le monde entier vous appartient.
La splendeur de la vie est à jamais en chacun de nous, dans l’attente, dans toute sa plénitude, mais voilée à la vue, au fond, invisible, lointaine. Elle est là, cependant, pas réticente, pas sourde. Si vous l’invoquez par le bon mot, par son bon nom, elle viendra.
Le monde est à la volonté bien plus qu’à la sagesse.
L’incompréhensible c’est le miracle. Le monde insondable est celui des miracles et de la magie, alors que celui qu’on comprend n’est qu’étonnant, sans plus. Avancer dans le domaine de la connaissance, c’est s’éloigner du merveilleux.
Ce monde entier n’est qu’une ombre fugitive, donnée à l’homme pour lui faire illusion ; les sourires de la joie, les larmes de la douleur sont de faux-semblants, qui trompeurs brillent, et trompeurs s’écoulent. Il n’est rien de vrai que le Ciel !
Le plus grand bonheur ? Avoir tous les vices du monde, sans les reproches ni les remords qui les accompagnent.
Ne te demande pas ce que le monde attend ; demande-toi comment tu peux prendre vie. Car c’est de ça dont le monde a besoin.
Dans le monde il n’est rien de beau que l’équité : Sans elle la valeur, la force, la bonté, et toutes les vertus dont s’éblouit la terre, ne sont que faux brillants, et que morceaux de verre.
Nous avançons furtifs, confiants, hasardeux, dans un monde infini où l’on ne tient que deux.

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