Le monde est à la volonté bien plus qu’à la sagesse.
Écrivain, 1821-1881Le monde est à la volonté bien plus qu’à la sagesse.
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Fragments d'un journal intime: précédés d'une étude
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Le monde n’est peut-être pas particulièrement sage, mais en fait de sagesse, nous ne connaissons rien de mieux.
Le monde est davantage usé par nous, davantage le monde par nous que nous par le monde.
De tout ce qu’il est possible de concevoir dans le monde, et même en général hors du monde, il n’est rien qui puisse sans restriction être tenu pour bon, si ce n’est seulement une bonne volonté.
Le monde fleurit par ceux qui cèdent à la tentation. Le monde n’est justifié qu’aux dépens éternels de sa sûreté.
En considérant le monde tel qu’il est, nous trouverons folie de nier que la vilénie est une voie de succès plus sûre que la vertu. Quand l’Ecriture parle du levain de l’iniquité, elle entend le levain qui fait monter les hommes.
La sagesse de la vie est toujours plus profonde et plus large que la sagesse des hommes.
Le monde cède au bluff. Même le monde le plus sérieux, le plus rigide, même le vieil ordre, s’il ne cède jamais à l’exigence de justice, s’il ne plie jamais devant le peuple qui s’insurge, plie devant le bluff.
Toute ma philosophie peut se résumer dans cette expression : le monde est l’auto-connaissance de la volonté.
Ne gagne pas le monde en perdant ton âme, la sagesse vaut mieux que l’argent ou l’or.
Avec la meilleure volonté du monde, que de choses on laisse échapper !

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