Nous tendons dans le vide de multiples fils d’araignée pour former la toile qui pourrait retenir le bonheur.

Source : Pensées sauvages (1923)
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Nous tendons dans le vide de multiples fils d’araignée pour former la toile qui pourrait retenir le bonheur.

Source : Pensées sauvages (1923)
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Le bonheur, songea-t-elle, est fait de petites choses. On l’attend toujours avec une majuscule, mais il vient à nous sur ses jambes frêles et peut nous passer sous le nez sans qu’on le remarque.
Le bonheur consiste sans doute à jongler efficacement avec les multiples réalités qui nous atteignent.
C’est bien là notre bonheur humain : un moment, l’extase nous berce au fil du courant, puis il nous faut ramer douloureusement contre elle…
Le bonheur ou le malheur consistent dans une certaine disposition d’organes, favorable ou défavorable.
Il semble que la nature, qui a si sagement disposé les organes de notre corps pour nous rendre heureux, nous ait aussi donné l’orgueil pour nous épargner la douleur de connaître nos imperfections.
Savoir sourire : quelle force d’apaisement, force de douceur, de calme, force de rayonnement !
Cœur content soupire souvent.
Nous avons beau – comme l’arbre qui est né sage – soupçonner les grimaces du destin, nous n’avons pas encore appris à sourire des simples blessures du cœur.
Enfanter, c’est ajouter une fibre de vigile à notre instinct naturel de survie.
Tout ce que nous développons comme bonheur personnel, familial, matériel, dépend de l’extérieur et sera tributaire des vents de la vie.

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