Sous des étiquettes opposées, sache reconnaître la même pensée, et sous des étiquettes semblables des conduites opposées.
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- Quand le pensant et le pensé sont pris comme identique, et inversement, ce qui est engendré dans une telle pensée, c’est le concept du moi.
- La plus grosse erreur que nous puissions faire est de croire que les autres pensent de la même manière que nous.
- Le propre de l’hérétique, c’est-à-dire de celui qui a une opinion particulière, est de s’attacher à ses propres pensées.
- Pour toutes les idées claires, il existe une pensée plastique qui les traduit.
- Seule la marge d’erreur ou d’ignorance qui se glisse dans l’évaluation de deux individus l’un par l’autre détermine vraiment la marge d’absence qui s’établit entre eux.
- Les noms qui désignent les choses répondent toujours à une notion de l’intelligence, étrangère à nos impressions véritables et qui nous force à éliminer d’elles tout ce qui ne se rapporte pas à cette notion.
- Se montrer tel qu’on est, c’est accepter d’être vu autre qu’on n’est. Tenir compte de la distorsion que subit notre image en l’esprit d’autrui.
- Fouille-moi : expression ironique signifiant à l’interlocuteur que vous ne possédez pas la pensée qu’il vous prête.
- La tendresse ce n’est pas seulement regarder dans la même direction, c’est voir dans le même regard.
- Le principe fondamental de l’identification à autrui n’est pas la reconnaissance du bien mais la reconnaissance de soi dans l’autre.
- Cette diversité d’effets provenant tous d’une même cause, peut servir pour le dire en passant, à montrer le peu de justesse de l’axiome prétendu, si souvent mis en usage sur la proportionnalité des causes à leurs effets.
- Pour que la pensée se coule sans hésitation dans les signes, il faut qu’une discipline ait impérieusement établi un rapport univoque de ceux-ci aux idées...
- Méfions-nous des pensées faibles. Ce sont souvent - et paradoxalement - les plus chargées d’ambiguïtés.
- L’esprit n’accueille une idée qu’en lui donnant un corps. De là les comparaisons.
- La parole écrite doit être l’incarnation naturellement nécessaire d’une pensée et non la livrée mondaine d’une opinion.