Dans le soleil sanglant au couchant, haj Moussa s’écroula avec le bruit caractéristique d’un vieil arbre mort à la base.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Semblable à un arbre dont les feuilles jaunissent et tombent et qui reste nu et noir, l’homme qui vieillit voit successivement tout mourir autour de lui.
Quand le soleil était descendu à l’horizon, ses rayons, brisés par les troncs des arbres, divergeaient dans les ombres de la forêt en longues gerbes lumineuses.
La vieillesse embellit tout : elle a l’effet du soleil couchant dans les beaux arbres d’octobre.
L’automne épuisé, plus même réchauffé par le soleil rare, perd une à une ses dernières couleurs. L’extrême ardeur de ses feuillages, si enflammés que toute l’après-midi et la matinée elle-même donnaient la glorieuse illusion du couchant, s’est éteinte.
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre, ferme les branches d’or de son rouge éventail.
C’est le soir qui soulage Les esprits que dévore une douleur sauvage, le savant obstiné dont le front s’alourdit, et l’ouvrier courbé qui regagne son lit.
Dans la plaine
Naît un bruit.
C’est l’haleine
De la nuit.
Elle brame
Comme une âme
Qu’une flamme
Toujours suit.
Le despote arrache l’arbre, le sage monarque l’ébranche.
O soleil poignardé d’où jaillit le sang de l’aurore ! Mon cœur cette nuit s’est pris dans un lourd lacis de lianes et je n’ai point retrouvé la clairière du sommeil…
Lorsqu’un chêne sent le sapin, il sait que sa dernière heure est arrivée.

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