De quoi est né le socialisme ? De la révolte de tous ces sentiments blessés par la vie, méconnus par la société. Le socialisme est né de la conscience de l’égalité humaine.
Homme d'État, 1872-1950De quoi est né le socialisme ? De la révolte de tous ces sentiments blessés par la vie, méconnus par la société. Le socialisme est né de la conscience de l’égalité humaine.
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Pour être socialiste (1919)
De quoi est né le socialisme? De la révolte de tous ces sentiments blessés par la vie, méconnus par la société. Le socialisme est né de la conscience de l’égalité humaine, alors que la société où nous vivons est tout entière fondée sur le privilège. Il est né de la compassion et de la colère que suscitent en tout cœur honnête ces spectacles intolérables: la misère, le chômage, le froid, la faim, alors que la terre, comme l’a dit un poète, produit assez de pain pour nourrir tous les enfants des hommes, alors que la subsistance et le bien-être de chaque créature vivante devraient être assurés par son travail, alors que la vie de chaque homme devrait être garantie …
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À ceux qui exigent qu’on leur fournisse une nouvelle théorie achevée du socialisme, je répondrai que seule la vie, le travail libre, l’autogestion et le bien-être de la population peuvent remplir le socialisme d’un contenu nouveau.
Le socialisme est une philosophie de l’échec, un principe de l’ignorance et l’évangile de la jalousie.
Le socialisme est vaste et non étroit. Il proclame le droit de la femme, cette égale de l’homme.
La Démocratie est la forme politique du Capitalisme, dans le même sens que l’âme est la Forme du corps selon Aristote, ou son Idée, selon Spinosa.
Le communisme, cela n’existe pas. Ce n’est qu’une hallucination. Une maladie mentale. Les gens s’imaginent qu’ils sont communistes. En réalité ils ne le sont pas.
La dictature, c’est « ferme ta gueule » ; la démocratie, c’est « cause toujours ».
La victoire du socialisme ne descendra pas comme le destin du ciel.
La démocratie, c’est la ménopause des sociétés occidentales, la Grande Ménopause du corps social. Et le fascisme est leur démon de midi.
Nous devons être convaincus, les uns et les autres, que ce contraste permanent entre la prospérité de quelques-uns et la misère du plus grand nombre a créé le sentiment d’injustice et de colère sur lequel est fondée la révolte actuelle.
Que sommes-nous devenus, nous qui aurons inlassablement rêvé de bonheur, qui avons inventé la démocratie, su repérer les trous noirs, l’invisible sidéral et les amnésies de l’histoire ?

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