A quoi sert l’Académie ? A faire croire à ceux qui en sont qu’ils valent mieux que ceux qui ont envie d’en être.
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- Les princes ont un singulier penchant à accorder à ceux qui demandent, à employer ceux qui se présentent, et à croire des talents à ceux qui s’en donnent.
- Le secret de la réussite : faire croire à certaines personnes que certaines choses sont importantes.
- Mieux vaut profiter des expériences faites par d’autres que de les faire soi-même. Mieux vaut croire que voir.
- Tout le monde cherche à se croire supérieur à quelqu’un ! Fit-elle. Mais en général l’habitude est de donner ses preuves avant de réclamer le bénéfice !
- Que peut opposer une classe innovatrice au formidable ensemble de tranchées et de fortifications de la classe dominante ? L’esprit de scission, c’est-à-dire l’acquisition progressive de la conscience de sa propre personnalité historique.
- Les diplômes sont faits pour les gens qui n’ont pas de talent. Vous avez du talent ? Ne vous emmerdez pas à passer le bac.
- L’érudition est bien loin d’être un mal; elle agrandit le champ de l’expérience, et l’expérience des hommes et des choses est la base du talent.
- L’éducation, c’est le respect de ce qui est réellement bon, grand et beau; c’est la politesse, charmante vertu, qui supplée à tant d’autres vertus; c’est le tact, qui est presque une vertu aussi.
- Ceux qui étudient dans un institut accordent toujours moins de valeur qu’il n’en a à leur propre institut et lorgnent en direction de l’institut concurrent.
- Cet extraordinaire acquis d’éducation qui pouvait pousser la politesse jusqu’à un certain manque de franchise.
- L’éducation : ... Quelque chose qui avait été préalablement mâché et digéré d’avance plusieurs fois de suite par une foule de gens qui s’en souciaient comme d’une guigne, à seule fin de le servir à d’autres qui ne s’en souciaient pas davantage.
- L’éducation tout entière se réduit à ces deux enseignements : apprendre à supporter l’injustice et apprendre à souffrir l’ennui.
- Quant à la beauté, ceux qui peuvent y penser en travaillant, je les classe, si téméraires qu’ils se prétendent, parmi les esprits académiques.
- Chez un grand peuple dont les institutions sont fixes, l’éducation doit-être en harmonie avec les institutions.
- Ce qui abrutit le peuple, ce n’est pas le défaut d’instruction, mais la croyance en l’infériorité de son intelligence. Et ce qui abrutit les « inférieurs » abrutit du même coup les « supérieurs ».