Ne ronge pas ton frein, ce que tu as sur le cœur, dis-le. Tu verras qu’un secret étalé au soleil rétrécit à vue d’œil.

Ne ronge pas ton frein, ce que tu as sur le cœur, dis-le. Tu verras qu’un secret étalé au soleil rétrécit à vue d’œil.

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Le grand roman d'un petit homme
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On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux.
Loin des yeux, loin du cœur.
Mon cœur, si doux à prendre
Entre tes mains,
Ouvre-le, ce n’est rien
Qu’un peu de cendre.
Donnez-vous une petite étincelle de folie. Et ne la perdez pas.
Et t’annulant sous ses voiles, pris à la nuit d’une fleur, donne des yeux à l’étoile, dont ton fantôme est le cœur.
C’est bien de rester sans espoir, lorsque le cœur vide n’est rempli que d’un léger courant d’air. Quand on prend conscience que tous les êtres qui vous ont tenu par la main ne vous retiendrons plus, et que vos poignets glissent de leurs paumes.
Ah ! Je te reconnais bien là, et je n’espérais pas Pouvoir fléchir ce cœur de fer qui loge en ta poitrine, mais crains que je n’attire le courroux du ciel sur toi.
Il est facile de tromper l’œil, mais il est difficile de tromper le cœur.
Esprit éternel de l’âme indépendante ! C’est dans les cachots que tu brilles d’un plus vif éclat, car là le cœur est ton asile, le cœur que ton amour pour toi seul peut assouvir.
Je vous tiens toute vive entre mes bras, nature, ah ! Faut-il que mes yeux s’emplissent d’ombre un jour Et que j’aille au pays sans vent et sans verdure Que ne visitent pas la lumière et l’amour…

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