Pour le révolutionnaire, c’est toujours le même éternel conflit entre la morale individuelle et la morale collective.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Notre morale ? Une houppette pour nous-mêmes, une étrille pour les autres.
C’est bien connu, les bourgeois ont toujours eu la conscience étroite. Ils s’accommodent de la morale individuelle conventionnelle pour mieux refuser la morale sociale et politique.
Révolution ? Oui ! Mais entendez bien : il n’y a de vraie révolution que morale. Tout le reste est misère, sang gaspillé, larmes vaines.
Il est nécessaire que la morale d’un peuple soit décidée par le peuple lui-même ; d’où le besoin d’une nouvelle forme de démocratie : la démocratie de l’éthique.
L’Eternité, l’Egalité et la Liberté sont des droits, la Fraternité est une obligation morale.
Lorsque la série des révolutions eut amené l’égalité entre les hommes et qu’il n’y eut plus lieu de se combattre pour des principes et des droits, les hommes se firent la guerre pour des intérêts.
La révolte contre l’injustice est aussi vieille que la conscience.
L’être moral de chacun de nous reste éternellement seul par la vie.
La vie résulte d’un conflit, d’une relation étroite et harmonique entre les conditions extérieures et la constitution préétablie de l’organisme.
La révolution, pour être créative, ne peut se passer ni d’une règle morale, ni d’une règle métaphysique pour contrebalancer la folie de l’histoire.

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