L’être moral de chacun de nous reste éternellement seul par la vie.
Écrivain, 1850-1893L’être moral de chacun de nous reste éternellement seul par la vie.
Écrivain, 1850-1893Partager sur
Source vérifiée
Une vie (1883), chapitre V
… Elle en voulait en son cœur à Julien de ne pas comprendre cela, de n’avoir point ces fines pudeurs, ces délicatesses d’instinct; et elle sentait entre elle et lui comme un voile, un obstacle, s’apercevant pour la première fois que deux personnes ne se pénètrent jamais jusqu’à l’âme, jusqu’au fond des pensées, qu’elles marchent côte à côte, enlacées parfois, mais non mêlées, et quel’être moral de chacun de nous reste éternellement seul par la vie.
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Car, pour l’homme, la vie en dehors de toute société et de toutes les influences humaines, l’isolement absolu, c’est la mort intellectuelle, morale et matérielle aussi.
L’Eternité, l’Egalité et la Liberté sont des droits, la Fraternité est une obligation morale.
Rater sa vie est un droit inaliénable.
Tout notre mal vient de ne pouvoir être seuls : de là le jeu, le luxe, la dissipation, le vin, les femmes, l’ignorance, la médisance, l’envie, l’oubli de soi-même et de Dieu.
L’âme est restée seule, seule avec Dieu. Le christianisme est l’inventeur de la solitude comme substance de l’âme.
Chacun ne prend dans cette vie que ce qui lui est imparti.
On est seul dans la mort.
Seuls l’amour et l’amitié comblent la solitude de nos jours. Le bonheur n’est pas le droit de chacun, c’est un combat de tous les jours. Je crois qu’il faut savoir le vivre lorsqu’il se présente à nous.
Personne ne peut être heureux dans une solitude éternelle.
Il n’y a que deux choses immuables et éternelles : le ciel étoilé au-dessus de nos têtes, et la loi morale au fond de nos cœurs.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.