Si nous résistons à nos passions, c’est plus par leur faiblesse que par notre force.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons Si nous résistons à nos passions, c’est plus par leur faiblesse que par notre force.
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Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 122
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Si nous résistons à nos passions, c’est plus par leur foiblesse que par notre force.
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Il y a des moments où le courage des uns naît de la faiblesse des autres.
En amour, comme en art, la délicatesse est la vertu des faibles.
Il vaut mieux se perdre dans sa passion que perdre sa passion.
Même si la passion nous déchire, elle ne doit pas briser ce qui nous lie.
Les gens faibles ne sont pas inoffensifs. Leur faiblesse peut justement être leur force.
Nous tendons à croire aujourd’hui que l’intensité de la passion est forcément perverse.
Notre force est en bonne partie composée de la faiblesse qu’il nous est impossible de montrer.
Notre dégoût n’est point un défaut et une insuffisance des objets extérieurs, comme nous aimons à le croire, mais un épuisement de nos propres organes, et un témoignage de notre faiblesse.
Nous avons toujours assez de force pour supporter nos propres maux.
La volonté peut et doit être un sujet d’orgueil bien plus que le talent. Si le talent a son germe dans une prédisposition cultivée, le vouloir est une conquête faite à tout moment sur les instincts, sur les goûts domptés, refoulés, sur les fantaisies et les entraves vaincues, sur les difficultés de tout genre héroïquement surmontées.

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