Nous tendons à croire aujourd’hui que l’intensité de la passion est forcément perverse.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Toute passion engorgée produit sa contrepassion qui est aussi malfaisante que la passion naturelle aurait été bienfaisante.
La passion est une atrophie momentanée du sens critique.
La tendresse est l’abat-jour de la passion.
Il ne suffit pas de mépriser une passion, pour ne pas l’éprouver.
La passion, cet absolu désir qu’on ne peut jamais combler quand il a pour moteur l’absence de l’autre.
Celui qui n’est pas passionné devient tout au plus un pédagogue ; c’est toujours par l’intérieur qu’il faut aller aux choses, toujours, toujours en partant de la passion.
Une passion doit être accompagnée d’un faux jugement pour être déraisonnable.
Et la satiété, qui succède au désir, amène un tel dégoût quand le cœur se soulève, que je ne sais, au fond, si c’est peine ou plaisir.
C’est une erreur de croire que la passion, quand elle est heureuse et pure, conduit l’homme à un état de perfection ; elle le conduit simplement, nous l’avons constaté, à un état d’oubli.
Les choses que la passion fait faire paraissent ridicules à ceux qui n’en ont jamais senti.

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