Pour régler le problème du financement des retraites, on va servir du bœuf dans toutes les cantines des hospices pour vieux.
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Jeune, on conserve pour sa vieillesse ; vieux, on épargne pour la mort. L’héritier prodigue paie de superbes funérailles et dévore le reste.
Les animaux domestiques devraient être obligatoires en maison de retraite. Et même remboursés par la Sécurité Sociale.
Il faut avoir vécu dans la promiscuité des hospices et des camps pour apprécier la valeur d’une cuvette d’eau, pour savourer la solitude des endroits où l’on met culotte bas, à l’aise.
Si tous les assurés n’étaient jamais malades et avaient le bon goût de mourir avant l’âge de la retraite, la Sécurité Sociale serait, elle, en bonne santé.
La vieillesse est un hôpital où toutes les maladies sont reçues.
Pour tout français, la retraite est le but suprême de l’existence. C’est avec joie qu’il envisage sa vie de vieillard. Mastiquer avec une mâchoire édentée semble être le comble de ses délices.
Il y aurait un moyen pour simplifier les successions, supprimer les guerres familiales autour des cercueils et augmenter le chagrin des survivants : autoriser les défunts à emporter tout leur argent dans l’au-delà.
Puisque la considération est la seule indemnité de la vieillesse, tâchons de devenir plus respectables à mesure que nous devenons aimables.
Le vin d’honneur de la retraite : véritable crémation sociale à l’issue de laquelle l’exécuté rentre chez lui avec la canne à pêche, symbole d’une nouvelle vie et d’une mort prochaine.
Si on arrive à vivre 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans. Il va bien falloir que d’une manière ou d’une autre ça s’ajuste.

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