Quand je réveille mon chat, il a l’air reconnaissant de celui à qui l’on donne l’occasion de se rendormir.
Écrivain, 1914-2004Quand je réveille mon chat, il a l’air reconnaissant de celui à qui l’on donne l’occasion de se rendormir.
Écrivain, 1914-2004Partager sur
Source vérifiée
Pensées provisoirement définitives
Le texte original diffère de quelques mots.
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
Il ne faut pas réveiller le chat qui dort.
Un chat qui dort vingt heures sur vingt-quatre, c’est peut-être ce que Dieu a fait de plus réussi.
L’idéal du calme est dans un chat assis.
Ce qui unit les humains et les chats, au-delà des caresses, c’est le sommeil. Où qu’ils soient, les petits félins vous invitent à l’assoupissement, dans la chaleur de leur fourrure soyeuse. Pouvoir dormir côte à côte, des heures durant, sans bouger est une forme d’intimité plus profonde que le langage ou les jeux.
J’aime les chats, parce que j’aime ma maison, et qu’ils en deviennent, peu à peu, l’âme visible. Une sorte de silence actif qui émane de ces quelques fourrures qui paraissent sourdes aux ordres, aux appels, aux reproches.
La douceur du chat ramène insidieusement à un féminin initial.
Un chat a de l’esprit, il a du culot, il sait faire exactement ce qui est juste au bon moment.
Il ne suffit pas de se réveiller un beau matin avec l’envie de faire une bonne action pour que la personne à qui on donne un coup de main devienne tout à coup propre et rasée et vous dise merci avec un grand sourire.
Veux-tu, ma Rosinette,
Faire emplette
Du roi des maris ?
Je ne suis point Tircis ;
Mais la nuit, dans l’ombre,
Je vaux encor mon prix ;
Et quand il fait sombre,
Les plus beaux chats sont gris.
Le chat ne nous caresse pas, il se caresse à nous.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.