Le premier soin d’un gouvernement est de faire le contraire de celui qui l’a précédé, ne serait-ce que pour obéir aux passions qui l’ont fait triompher.
1797-1877Le premier soin d’un gouvernement est de faire le contraire de celui qui l’a précédé, ne serait-ce que pour obéir aux passions qui l’ont fait triompher.
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Histoire de la Révolution Française
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L’art du gouvernement consiste à organiser l’idolâtrie.
Le gouvernement est stationnaire, l’espèce humaine est progressive. Il faut que la puissance du gouvernement contrarie le moins qu’il est possible la marche de l’espèce humaine.
Un gouvernement, de par sa nature, a intérêt à élargir son champ d’action, restreignant par là même la liberté des individus.
Il n’y a pas que des salauds au gouvernement, il y a aussi des incompétents.
La politique n’a pas cessé d’être une manipulation qui se dénonce elle-même, puisqu’elle reste la poursuite par des couches particulières de leurs fins particulières sous le masque de l’intérêt général et par l’utilisation d’un instrument de nature universelle, l’État.
Pour soutenir les mœurs, il faut des exemples, et ces exemples doivent émaner de ceux qui sont à la tête du gouvernement.
Par définition, un gouvernement n’a pas de conscience. Parfois, il a une politique, mais rien de plus.
La chose la plus importante pour un gouvernement n’est pas de faire un peu mieux ou un peu moins bien ce qui est déjà réalisé par l’initiative privée, mais de faire ce qui ne l’est pas du tout.
Quand le gouvernement passe, par exception, à la multitude, c’est la richesse qui prend, contre sa nature, une sorte de moralité.
C’est toujours le gouvernement précédent qui est responsable des mœurs du suivant, en tant qu’un gouvernement puisse être responsable de quoi que ce soit.

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