Le plus grand nombre est bête, il est vénal, il est haineux. C’est le plus grand nombre qui est tout. Voilà la démocratie.
Écrivain, 1872-1956Le plus grand nombre est bête, il est vénal, il est haineux. C’est le plus grand nombre qui est tout. Voilà la démocratie.
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C’est la beauté de la démocratie de faire que le pouvoir tienne compte de l’opinion, mais c’est la misère de la démocratie d’être soumise au nombre, la moitié plus un. Or la majorité des gens ne se soucie pas du sort des autres.
Il n’y a pas de démocratie populaire, une véritable démocratie du peuple est inconcevable. L’homme du peuple, n’étant pas apte à tout, ne saurait parler que de ce qu’il connaît, il comprend parfaitement que l’élection favorise les bavards. Le pouvoir est à qui le prend, à qui se sent la force de le prendre.
Une des contradictions de la démocratie : doit elle exclure ceux qui veulent la détruire ? Non quand ils ne sont qu’une minorité. Mais quand ils obtiennent la majorité c’est trop tard.
Il n’y a pas que des salauds au gouvernement, il y a aussi des incompétents.
Le parti est la folie de beaucoup au bénéfice de quelques-uns.
La dictature, c’est « ferme ta gueule » ; la démocratie, c’est « cause toujours ».
Plus on est nombreux, moins on peut se gouverner soi-même. Plus le corps électoral est vaste, moins chaque vote individuel a de valeur.
Tout le monde, en politique, est un tueur. Certains savent tirer, d’autres non. Certains tirent en pleine face, la plupart le font dans le dos. Je tire en pleine face.
Les nations étant inévitablement plus bêtes que les individus, toute pensée a le devoir de se sentir en révolte.
Quand nous serons tous coupables, ce sera la démocratie.

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