Les nations étant inévitablement plus bêtes que les individus, toute pensée a le devoir de se sentir en révolte.
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- Nous traînons toute notre vie des chapelets de mauvais vers et de maximes creuses qui nous font buter à chaque pas.
- Les quatre vices principaux correspondent aux quatre vertus. Ce sont la lâcheté, l’intempérance, l’injustice et la sottise.
- Désordre dans le corps, erreur dans l’esprit, l’un nourrissant l’autre, voilà le réel de l’imagination.
- La plus grosse erreur que nous puissions faire est de croire que les autres pensent de la même manière que nous.
- La pire des tyrannies, est celle qui opprime la pensée.
- La pensée ne grandit que chez ceux qui sont capables d’amour et de haine.
- Ce que le troupeau déteste le plus, c’est celui qui pense différemment; ce n’est pas tant l’opinion elle-même, mais l’audace de vouloir penser par lui-même, quelque chose qu’ils ne savent pas faire.
- Les nations, de même que les individus, ne doivent leur énergie qu’à de grands sentiments. Les sentiments d’un peuple sont ses croyances.
- Les gens, qui cassent la confiance ou polémiquent, jouent contre la Nation.
- C’est par un manque de maîtrise de soi, de scepticisme et d’esprit critique que le tyran se distingue de l’homme politique normal.
- Qu’est-ce que gouverner le monde sinon faire croire à des imbéciles qu’ils pensent d’eux-mêmes, ce que nous leur faisons penser ?
- Tout en remarquant l’ilotisme auquel est condamnée la jeunesse, nous étions étonnés de la brutale indifférence du pouvoir pour tout ce qui tient à l’intelligence, à la pensée, à la poésie.
- C’est là-dessus qu’est bâtie la civilisation, la culpabilité. C’est une émotion sous-estimée.
- Le monde est généralement conduit par des sots qui ne comprennent pas grand-chose à la vie et aux hommes, qui prennent des décisions à tâtons, moyennant quoi tout va cahin-caha, ponctué, si l’on peut dire, de catastrophes «moyennes».
- L’usage du monde conduit à la défiance, la défiance mène aux soupçons. Les soupçons mènent à la finesse, la finesse à la méchanceté, et la méchanceté à tout.