Les nations étant inévitablement plus bêtes que les individus, toute pensée a le devoir de se sentir en révolte.
Source : Correspondance avec Romain Rolland
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Les nations étant inévitablement plus bêtes que les individus, toute pensée a le devoir de se sentir en révolte.
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C’est par un manque de maîtrise de soi, de scepticisme et d’esprit critique que le tyran se distingue de l’homme politique normal.
Nous devons être convaincus, les uns et les autres, que ce contraste permanent entre la prospérité de quelques-uns et la misère du plus grand nombre a créé le sentiment d’injustice et de colère sur lequel est fondée la révolte actuelle.
Ce que le troupeau déteste le plus, c’est celui qui pense différemment ; ce n’est pas tant l’opinion elle-même, mais l’audace de vouloir penser par lui-même, quelque chose qu’ils ne savent pas faire.
La pire des tyrannies, est celle qui opprime la pensée.
Oui, notre folie va jusque-là, de nous faire prendre pour but suprême de nos efforts l’opinion d’autrui.
Et si la folie n’était qu’une révolte contre ce qui offense l’humanité ?
L’usage du monde conduit à la défiance, la défiance mène aux soupçons. Les soupçons mènent à la finesse, la finesse à la méchanceté, et la méchanceté à tout.
Les mécontents, ce sont des pauvres qui réfléchissent.
Les gens, qui cassent la confiance ou polémiquent, jouent contre la Nation.
Le monde est généralement conduit par des sots qui ne comprennent pas grand-chose à la vie et aux hommes, qui prennent des décisions à tâtons, moyennant quoi tout va cahin-caha, ponctué, si l’on peut dire, de catastrophes « moyennes ».

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