Quand nous serons tous coupables, ce sera la démocratie.
Philosophe, 1913-1960 Image : Photograph by United Press International, Domaine public, Wikimedia Commons Quand nous serons tous coupables, ce sera la démocratie.
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La Chute (1956)
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La démocratie, c’est la liberté de dire qu’on en manque.
La démocratie est la prunelle de nos yeux, qu’il faut respecter à tous les moments, grands et petits, de la vie politique. La parole donnée, la parole signée, devant le peuple, doit être scrupuleusement respectée.
La démocratie est parfois brouillonne, elle nécessite parfois un peu de patience aussi. (…) J’appelle chacun à rester calme, le processus fonctionne, le dépouillement touche à sa fin, on sera vite fixés.
Chacun a droit à sa part de gloire. On ne choisit pas son destin, mais c’est bien de choisir sa fin. C’est une façon démocratique de dire merde à la fatalité.
La démocratie est une technique qui nous garantit de ne pas être mieux gouvernés que nous le méritons.
L’historicité, la perfectibilité infinie, le lien originaire à une promesse font de toute démocratie une chose à-venir.
L’amour de la démocratie est celui de l’égalité.
Rappelez-vous, la démocratie ne dure jamais longtemps. Elle gaspille, s’épuise et se meurt. Il n’y a jamais eu une démocratie qui ne se soit suicidée.
Nous devons être respectueux de la démocratie, mais quand quelque chose nous apparaît non légitime, même si c’est légal, il nous appartient de protester, de nous indigner et de désobéir.
La démocratie et la liberté sont aussi fragiles que rares : elles sont à la merci du premier viol. Elles ne seront sauvées que s’il se trouve assez de démocrates pour en mesurer le prix et accepter de le payer.

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