Je ne suis plus à un âge où l’on fait sa vie, mais je suis à un âge où l’on fait volontiers une heure de vie.
Écrivain, 1895-1970Source : La femme du boulanger
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Je ne suis plus à un âge où l’on fait sa vie, mais je suis à un âge où l’on fait volontiers une heure de vie.
Écrivain, 1895-1970Source : La femme du boulanger
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Pour être longtemps vieux, il faut le devenir de bonne heure.
Y a-t-il un âge pour apprendre à vivre ? On dirait que c’est toujours à recommencer.
Ce n’est pas si désagréable de vieillir si l’on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : « Maintenant c’est fini, je suis entrée dans la vieillesse ».
Vieillir, c’est perdre du temps. Et c’est assister à son passage.
L’âge seul nous renseigne.
D’ailleurs, les années ne font pas toujours l’âge. Cela dépend de la force et de la santé qu’on a.
Vieillir est ennuyeux, mais c’est le seul moyen que l’on ait trouvé de vivre longtemps.
À vingt, trente, quarante ans, on peut encore remettre ce que l’on a à faire au lendemain mais à partir d’un certain âge, c’est provoquer le destin.
L’âge est une question de foi, d’espérance, d’amour, une question de disponibilité ; le temps ne marque pas les êtres constamment à l’affût de la vie.
L’âge me pousse vers la prose, l’âge chasse la folle rime, que, je l’avoue en soupirant, je courtise moins ardemment.

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