La pluie nous a debués et lavés Et le soleil desséchés et noircis; Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés Et arraché la barbe et les sourcils.
Image : La pluie nous a debués et...

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- Et le soleil voyant le spectacle nouveau - A regret éleva son pâle front des ondes, - Transi de se mirer en nos larmes profondes.
- Je pense que tout vient de là : vous faites pleuvoir parce que vous avez peur du soleil.
- Le matin, le soleil déversait des louches de miel sur les terres de Castille, où nous suivions nos longues ombres noires.
- On supporte mal que le soleil des autres nous fasse de l’ombre.
- La pluie tombant sur nos tapisseries comme dans la rue, et nous faisant relever, toute une nuit, pour décadrer des dessins et les sauver d’un déluge.
- Un reste de soleil sur le seuil de la brume, - Une glu chaude encore à la pente des nues - Et l’automne vous prend dans ses pattes-pelues, - Feuilles couleur de sang, de sang couleur de plumes.
- Automne canadien. Ardente et transparente agonie des feuillages : le baiser du soleil après la morsure du gel. Puisse notre mort ressembler à celle de ces feuilles d’érable : se laisser successivement briser par la douleur et transfigurer par la grâce...
- Quand le soleil était descendu à l’horizon, ses rayons, brisés par les troncs des arbres, divergeaient dans les ombres de la forêt en longues gerbes lumineuses.
- Quand cette pluie de sang aura séché sur la terre, toi et moi serons mêlés depuis longtemps à la poussière.
- Nous marchions à pas légers, muets, pour n’effaroucher aucun dieu, ni le gibier, écureuils, lapins, chevreuils, qui folâtre et s’ébroue.
- Puis, tout d’un coup, cette brume se déchira et laissa voir de gros nuages bas, déchiquetés, déloquetés, véritables haillons de vapeur.
- Nous faisions le gros dos sous la pluie.
- La pluie pousse à ruminer ses pensées. On ne regarde pas les autres lorsqu’il pleut; on marche tête baissée, le regard fixé sur les flaques agitées.
- Endurcissez-le à la sueur et au froid, au vent, au soleil et aux hasards qu’il lui faut mépriser; ôtez-lui toute mollesse et délicatesse au vêtir et coucher, au manger et au boire; accoutumez-le à tout.
- L’automne et sa pluie ventent au-dessus des terres obscures; grandes et sans issue les solitudes de la mort s’enlacent.