L’automne et sa pluie ventent au-dessus des terres obscures ; grandes et sans issue les solitudes de la mort s’enlacent.
Source : Par-delà les chemins
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
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La mort est derrière la pluie. Derrière la pluie, plus jamais de pluie. Après l’enfer, la vie.
Ce qu’il y a parfois de beau avec l’automne, c’est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et de brouillard, et que tout l’espace, brutalement, semble se gorger de soleil.
L’automne épuisé, plus même réchauffé par le soleil rare, perd une à une ses dernières couleurs. L’extrême ardeur de ses feuillages, si enflammés que toute l’après-midi et la matinée elle-même donnaient la glorieuse illusion du couchant, s’est éteinte.
Le roc inébranlable peu à peu est désagrégé par les fines gouttes de pluie.
Oh ! L’automne l’automne a fait mourir l’été.
Mais que c’est bon aussi de mourir ! Alors que c’est bien fini et que s’étend sur nous peu à peu
L’obscurcissement comme d’un ombrage très obscur.
Minuit vient de sonner. Musique triste de la pluie sur les carreaux. Le temps coule avec lenteur, grain après grain dans son sablier géant.
À l’automne des saisons, ce sont les feuilles qui meurent. À l’automne de la vie, ce sont nos souvenirs.
Les coups de tonnerre les plus menaçants ne sont pas toujours accompagnés de pluie.
Un grand vent s’est levé sur le soir. Il a séché la pluie, emporté les grosses outres molles des nuages ballonnés, porteurs de bénigne humidité.

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