Pendant la première partie de sa vie, on ne se rend compte de son bonheur qu’après l’avoir perdu.
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Ah ! Comme on s’accoutume au bonheur ; hélas ! On ne le connaît bien que lorsqu’on l’a perdu.
L’homme trop jeune est incapable d’aimer ! Il ne sait le prix de rien ! Il ne connaît le vrai bonheur qu’après l’avoir perdu !
Il n’est pas certain que le bonheur survenu trop tard, quand on ne peut plus en jouir, quand on n’aime plus, soit tout à fait ce même bonheur dont le manque nous rendit jadis si malheureux.
Le bonheur, c’est peut-être ça : l’imagination. Quand on en manque, il ne reste que les platitudes de la vie.
Le seul bonheur qui dure et se prolonge jusqu’à notre fin, c’est un bonheur fade.
Le bonheur c’est l’absence, c’est d’être enfin absente à soi, rendue à toutes choses alentour.
Le bonheur n’est pas quelque chose que l’on vit, c’est plus quelque chose dont on se souvient.
J’ai appris que le bonheur c’est de savoir que le bonheur n’existe pas.
Au fond, n’était-ce pas cela le bonheur ? Une parenthèse pendant laquelle, sans penser au passé ou à l’avenir, on arrive à s’enfuir de soi-même ?
L’important c’est de se sentir heureux, d’extérieure, la vie devient intérieure, son intensité reste la même et vous savez, c’est bizarre où le bonheur de vivre va parfois se nicher.

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