Qui pardonne aisément invite à l’offenser.
Écrivain, 1606-1684Qui pardonne aisément invite à l’offenser.
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Les Triomphes de Louis le Juste (1649)
Enfin aux châtiments il se laisse forcer:Qui pardonne aisément invite à l’offenser, Et le trop de bonté jette une amorce au crime. Une juste rigueur doit régner à son tour; 40 Et qui veut affermir un trône légitime Doit semer la terreur aussi bien que l’amour. rié.
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Celui qui demande pardon est déjà, dans une certaine mesure, un autre. Alors qui, à qui pardonne-t-on ? Et Quoi ?
Prenez garde à un homme qui demande un pardon ; il peut avoir si aisément la tentation d’en mériter deux !
Le châtiment de l’incroyant, ce sera peut-être le pardon de Dieu.
Comprendre, c’est pardonner.
On nous prêche beaucoup le pardon des offenses : c’est une fort belle vertu sans doute, mais qui n’est pas à mon usage.
Il faut se pardonner beaucoup à soi-même pour s’habituer à pardonner beaucoup à autrui.
Un pardon sans oubli est une vengeance sournoise.
Celui qui pardonne prend un nouveau départ… Et par la grâce de son pardon, l’autre se redresse dignement pour prendre lui aussi un nouveau départ… En pardonnant, on montre qu’on croit à l’avenir d’une relation et à la capacité de changement de celui qui a fait un faux pas.
Un pardon sincère n’attend pas d’excuses.
Le pardon est la plus belle des choses, mais la vengeance est tellement plus satisfaisante.

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