La paix est dans ta bouche, et ton cœur en est loin : Penses-tu me tromper ?
Philosophe, 1694-1778 Image : Nicolas de Largillière, CC0, Wikimedia Commons La paix est dans ta bouche, et ton cœur en est loin : Penses-tu me tromper ?
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Source vérifiée
Le Fanatisme, ou Mahomet le prophète (1741)
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Mais écoutez-moi donc, sacrebleu ! Je vous prêche la patience, la modération, mille tonnerres ! Et vous ne m’écoutez pas, ventrebleu !
C’est que vous prêchez… En jurant.
Tristesse au cœur.
Quand je t’entends, coucou, – ma solitude est plus profonde…
Tu trouveras, dans la joie ou la peine, Ma triste main pour soutenir la tienne, Mon triste cœur pour écouter le tien.
Ah ! Ne pourrai-je jamais passer tranquillement une heure sur ton sein, serrer mon cœur contre ton cœur et confondre mon âme dans la tienne !
Il ne s’agit que d’être Monsieur-tout-le-monde. C’est le meilleur moyen pour qu’on vous foute la paix.
En écrivant cette parole
A peu que le cœur ne me fend.
Vous m’aimiez… quel droit aviez-vous alors de m’abandonner ? (…) Et vous, de votre plein gré, vous l’avez fait. Ce n’est pas moi qui ai brisé votre cœur… c’est vous, et, en le brisant, vous avez brisé le mien.
La paix était mon but, mais point du tout mon idole : le mot même idéal me déplairait comme trop éloigné du réel.
Venez nourrir mon cœur de vos regrets, venez l’abreuver de vos larmes, c’est la seule consolation que l’on puisse attendre.
Seigneur, endormez-moi dans votre paix certaine Entre les bras de l’Espérance et de l’Amour. Ce vieux cœur de soldat n’a point connu la haine. Et pour vos seuls vrais biens a battu sans retour.

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