La paix était mon but, mais point du tout mon idole : le mot même idéal me déplairait comme trop éloigné du réel.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons La paix était mon but, mais point du tout mon idole : le mot même idéal me déplairait comme trop éloigné du réel.
Poète, 1903-1987 Image : Winoksbergen Bernhard De Grendel, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Mémoires d'Hadrien (1951)
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Je dois dire que « Donner une chance à la paix » m’a toujours semblé être un conseil judicieux.
La paix est dans ta bouche, et ton cœur en est loin : Penses-tu me tromper ?
Ayant la certitude d’une succession de jours… également libres et beaux, la paix descend sur moi.
Je suis capable d’aimer la paix ou la violence, la sagesse ou la folie, le chaud ou le froid, ja mais la médiocrité.
Pour connaître la paix, il faut un enthousiasme à toute épreuve, ne rien comprendre de ce qui se produit autour de soi…
J’ai fait la guerre pour habiter rue de la paix.
Ce n’était plus l’espoir du succès qui me faisait agir : le besoin de voir celle que j’aimais, de jouir de sa présence, me dominait exclusivement.
Tant que de l’autre en tant qu’autre n’aura pas été de quelque façon « accueilli » dans l’épiphanie, dans le retrait ou la visitation de son visage, il ne saurait y avoir de sens à parler de paix. Avec le même on n’est jamais en paix.
Je veux la paix. Je veux voir si quelque part il ne reste pas quelque chose dans la vie de charme et de grâce.
Aucun obstacle, aucun mécompte, aucun chagrin ne me détourne ou me ralentit dans le but unique de ma vie : le bien-être de tous, et la liberté partout.

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