C’est notre inquiétude, c’est notre impatience qui gâte tout ; et presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies.
Dramaturge · 1622-1673 Image : Pierre Mignard I · Domaine public · Wikimedia Commons C’est notre inquiétude, c’est notre impatience qui gâte tout ; et presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies.
Dramaturge · 1622-1673 Image : Pierre Mignard I · Domaine public · Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
Le Malade imaginaire (1673), acte III, scène 3, Béralde
C’est notre inquiétude, c’est notre impatience qui gâte tout ; et presque tous les hommes meurent de leurs remèdes, et non pas de leurs maladies.argan. Mais il faut demeurer d’accord,
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
C’est la santé qui est la vraie richesse et non les pièces d’or et d’argent.
J’aurai recours à la médecine le plus tard que faire se pourra ; je la regarde comme la sœur presque jumelle de la métaphysique, par son incertitude.
Peut-on être jamais satisfait en soi-même,
Lorsque par la contrainte on obtient ce qu’on aime ?
C’est un triste avantage, et l’amant généreux
À ces conditions refuse d’être heureux.
L’on cherche souvent plus qu’on ne veut trouver.
Le monde est rempli de beaucoup de traverses ;
Chaque homme tous les jours en ressent de diverses.
L’amour a, pour nous prendre,
De si doux attraits,
Que, de soi, sans attendre,
On voudrait se rendre
À ses premiers traits ;
Mais tout ce qu’on écoute
Des vives douleurs
Et des pleurs qu’il nous coûte,
Fait qu’on en redoute
Toutes les douceurs.
Il est bien fâcheux de perdre ce qu’on aime.
L’emportement d’un cœur qui peut s’être abusé
A de quoi ramener une âme qu’il offense ;
Et dans l’amour qui lui donne naissance
Il trouve au moins, malgré toute sa violence,
Des raisons pour être excusé.
À d’aimables penchants notre cœur nous dispose ;
Mais on a des tyrans à qui l’on doit le jour.
Souvent d’un faux espoir un amant est nourri :
Le mieux reçu toujours n’est pas le plus chéri ;
Et tout ce que d’ardeur font paraître les femmes
Parfois n’est qu’un beau voile à couvrir d’autres flammes.

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