Je suis né à Montreuil en Seine saint-Denis. Je ne suis donc pas un immigré et mes parents étaient français. Mais mes origines sont en effet berbères.
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- Le raciste hiérarchise les individus en fonction de leur race; le Français pense que tout étranger, quelles que soient son origine, sa race, sa religion, peut accéder au nirvana de la civilisation française. Attitude un brin arrogante, xénophobe même, mais aucunement raciste.
- Payer mes impôts, c’est un vrai kif. Ca veut dire être citoyen. Mes parents n’ont pas connu ça. Ils n’étaient pas imposables.
- Je remercie Dieu d’être un produit de mes parents. Ils m’ont transmis leur intelligence et leur énergie pour la vie, avec leur soif de connaissance et d’amour. Je suis reconnaissante de savoir d’où je viens.
- Je n’ai jamais rencontré quiconque qui soit capable de parler de ses parents de manière posée, honnête et juste.
- J’ai vu mes parents faire des sacrifices, la honte les envahir, les autres changeaient d’comportement, ils n’avaient rien à dire.
- Je suis né loin d’où j’appartiens et je suis sur le chemin du retour.
- Lorsque je suis revenue en France après avoir gagné mon Oscar, on me traitait comme un membre de la famille royale, voire même comme un champion de football !
- Dans le monde du culturisme, j’étais peut-être le roi, mais dans le Los Angeles de tous les jours, je n’étais qu’un immigré parmi d’autres essayant tant bien que mal d’apprendre l’anglais et de faire sa vie.
- Je suis le chat du rabbin. Il m’arrive des tas de choses. Par exemple, une fois, je suis allé à Paris et il a plu. Alors je suis rentré chez moi, en Algérie.
- Je parle espagnol à Dieu, italien aux femmes, français aux hommes et allemand à mon cheval.
- Je garde une grande tendresse pour ce pays qu’esl le languedoc, parce que j’ai passé ma jeunesse de huit ans à quinze ans.
- J’ai parfois trouvé plus français les gens qui viennent d’ailleurs, incertains quant à l’origine et à la destinée. Nous, français, ne savons pas où nous allons, et dans cette incertitude, nous produisons de la littérature.
- Je n’ai rien contre les étrangers. Le problème, c’est que, d’une part, ils parlent pas français pour la plupart... Et selon le pays où on va, ils parlent pas le même étranger.
- Je suis de culture française, mais mes grands-parents ne parlaient pas le français, mais l’arabe populaire, qui ne s’écrit pas. J’aime cet idiome judéo-arabe-tunisien et j’y suis attachée, j’utilise toujours certaines expressions, qui mettent un peu de soleil dans cette vie parisienne.
- On revient de sa jeunesse comme d’un pays étranger.