Payer mes impôts, c’est un vrai kif. Ca veut dire être citoyen. Mes parents n’ont pas connu ça. Ils n’étaient pas imposables.
Source : Dans le magazine Première.
Source indiquée, pas encore vérifiée sur le texte original. Comment nous vérifions
Payer mes impôts, c’est un vrai kif. Ca veut dire être citoyen. Mes parents n’ont pas connu ça. Ils n’étaient pas imposables.
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C’est au moment de payer ses impôts qu’on s’aperçoit qu’on n’a pas les moyens de s’offrir l’argent que l’on gagne.
Et, si j’étais le gouvernement, comme dit ma concierge, c’est sur les signes extérieurs de feinte pauvreté, que je taxerais impitoyablement les personnes qui ne dépensent pas leurs revenus.
La chose la plus difficile à comprendre au monde c’est l’impôt sur le revenu !
J’ai déjà essayé de payer mes impôts avec le sourire. Ils préfèrent un chèque.
Chaque contribuable est quelqu’un qui travaille au profit du gouvernement sans être astreint à passer les concours de fonctionnaires.
Grandir, c’est s’apercevoir que ses parents ne sont pas indispensables.
L’impôt solidarité, je ne le pige pas. On m’a toujours dit que la solidarité était une affaire de morale personnelle.
Le gouvernement n’a pas de richesse et lorsqu’un homme politique promet de vous donner quelque chose en échange de rien, il doit d’abord vous confisquer cette richesse – soit par des impôts directs, soit par l’impôt cruellement indirect de l’inflation.
Dans ma famille, il y avait une priorité cardinale : l’éducation. Le collège n’était pas une option. C’était obligatoire. Donc, même si nous n’avions pas beaucoup d’argent, nous avons réussi. Je me suis inscrit pour une aide financière, des subventions, des études de travail, tout ce que je pouvais.
Je claquais mon argent, je gâtais mon entourage, j’emmenais ma mère partout, mais je n’étais pas heureux.

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