L’impôt solidarité, je ne le pige pas. On m’a toujours dit que la solidarité était une affaire de morale personnelle.
1933-2003L’impôt solidarité, je ne le pige pas. On m’a toujours dit que la solidarité était une affaire de morale personnelle.
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Je suis un être exquis
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Contre les familiers : Les gens qui nous donnent leur pleine confiance croient par là avoir un droit sur la nôtre. C’est une erreur de raisonnement ; des dons ne sauraient donner un droit.
La solidarité n’existe pas : n’existe qu’une coalition d’égoïsmes. Chacun reste avec les autres pour se sauver soi-même.
Le patriotisme est la source du sacrifice, par cette seule raison qu’il ne compte sur aucune reconnaissance quand il fait son devoir.
Partout, de nos jours, l’esprit humain commence ridiculement à perdre de vue que la véritable garantie de l’individu consiste, non dans son effort personnel isolé, mais dans la solidarité.
Notre morale ? Une houppette pour nous-mêmes, une étrille pour les autres.
Le respect, ça n’existe pas. Même s’il représente pour beaucoup l’ultime forme de leur espoir. L’ultime forme de leur dignité.
La solidarité nait de la douleur et non de la joie. On se sent plus proche de quelqu’un qui a subi avec vous une épreuve pénible que de quelqu’un qui a partagé avec vous un moment heureux.
L’honorabilité n’est que la réussite sociale de l’hypocrisie.
Je découvre avec mélancolie que mon égoïsme n’est pas si grand puisque j’ai donné à autrui le pouvoir de me faire de la peine.
Entre le gouvernement qui fait le mal et le peuple qui l’accepte, il y a une certaine solidarité honteuse.

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