Dans ma famille, il y avait une priorité cardinale : l’éducation. Le collège n’était pas une option. C’était obligatoire. Donc, même si nous n’avions pas beaucoup d’argent, nous avons réussi. Je me suis inscrit pour une aide financière, des subventions, des études de travail, tout ce que je pouvais.
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- Aucune somme d’argent ne me ferait décider de ma carrière.
- J’ai assez aimé ma famille pour faire ce qui allait au bien dans les choses essentielles; mais je me suis affranchi des menus détails.
- J’avais déjà plus qu’assez d’argent pour ma famille et moi, mais je me suis laissé entraîner dans tout ça, en pensant que je pourrais en sortir rapidement.
- J’étais l’ainé des enfants de ma famille. J’ai dû faire beaucoup de changement de couches et de fabrication de repas. J’emmenais ma petite soeur au ballet, récupérais mon frère, une sorte de super-nounou.
- Je ne présentais qu’un seul avantage moi, en somme, mais alors celui qui vous est difficilement pardonné, celui d’être presque gratuit, ça fait tort au malade et à sa famille un médecin gratuit, si pauvre soit-elle.
- Lorsque j’ai accepté d’enseigner à Sarajevo pendant la guerre, ce n’était pas par générosité ou don de soi. Plutôt une sorte d’excès par quoi je me définissais et où je pensais que je finirais par me perdre ou mieux m’aimer.
- La mémoire de ma mère et ses enseignements ont été, après tout, le seul capital dont j’ai disposé pour affronter la vie. Et ce capital m’a fait devenir ce que je suis.
- Devenir. Ce verbe m’avait toujours obsédée, mais c’est en cette circonstance que je m’en rendis compte pour la première fois. Je voulais devenir, même sans savoir quoi. Et j’étais devenue, ça c’était certain, mais sans objet déterminé, sans vraie passion, sans ambition précise.
- Donc, j’étais un mauvais élève. Chaque soir de mon enfance, je rentrais à la maison poursuivi par l’école. Mes carnets disaient la réprobation de mes maîtres. Quand je n’étais pas le dernier de ma classe, c’est que j’en étais l’avant-dernier.
- Mon père dépensait beaucoup d’argent, parce qu’il voulait que je fasse des études. Parce que ça coûte vachement cher, les études ! Et encore, je faisais gaffe, j’étais un de ceux qui étudiaient le moins !
- On a fait du social là où il fallait offrir du travail. On a distribué des subventions là où il fallait donner une formation.
- Quand j’étais enfant, je regardais les films que mes parents voulaient regarder. Je venais d’une famille de la classe ouvrière, pas spécialement instruite, donc nous regardions des films populaires.
- L’enseignement supérieur ne peut être un luxe réservé à quelques privilégiés. C’est une nécessité économique pour chaque famille. Et chaque famille devrait pouvoir se le permettre.
- Quand j’étais jeune, je croyais que, dans la vie, l’argent était ce qu’il y a de plus important. Maintenant que je suis vieux, je le sais.
- Mes parents appréciaient ces gens qui, comme eux, profitaient de la vie à fond. Pour eux la priorité n’était pas d’asseoir une position sociale mais d’échanger.