Moi, j’aurai soin du reste et de la laiterie ; Et, tant que nous vivrons, nous serons tous les deux, Tous les deux pour toujours, et nous mourrons bien vieux.
Écrivain · 1810-1857 Image : Charles Landelle · Domaine public · Wikimedia Commons Moi, j’aurai soin du reste et de la laiterie ; Et, tant que nous vivrons, nous serons tous les deux, Tous les deux pour toujours, et nous mourrons bien vieux.
Écrivain · 1810-1857 Image : Charles Landelle · Domaine public · Wikimedia Commons Partager sur
Source vérifiée
La Coupe et les Lèvres (1832), acte Cinquième
Il faudra, mon ami, nous faire une famille; Nous aurons nos voisins, ton père, tes parents, Et ma mère surtout. — Nous aurons nos enfants. Toi, tu travailleras à notre métairie;Moi, j’aurai soin du reste et de la laiterie; Et, tant que nous vivrons, nous serons tous les deux, Tous les deux pour toujours, et nous mourrons bien vieux.Vous riez? Pourquoi donc?
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Le cœur d’un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
Il faut, dans ce bas monde, aimer beaucoup de choses, Pour savoir, après tout, ce qu’on aime le mieux : Les bonbons, l’Océan, le jeu, l’azur des cieux, Les femmes, les chevaux, les lauriers et les roses.
Ce sont de ces liaisons du monde qui ne commencent ni ne finissent ; quand on se voit on se reprend, et dès qu’on se quitte on s’oublie.
Les mots sont faits pour ce qu’on trouve aimable, Les regards seuls pour ce qu’on voit charmant ; Et je n’eus pas l’esprit en ce moment Dans son assiette.
L’amour est un péché, le bonheur est un crime, Et l’œuvre des sept jours n’est que tentation. Je ne garde plus rien de la nature humaine.
L’amour, c’est la foi, c’est la religion du bonheur terrestre ; c’est un triangle lumineux placé à la voûte de ce temple qu’on appelle le monde.
Je leur dirais à tous : — Quoi que nous puissions faire, Je souffre, il est trop tard ; le monde s’est fait vieux.
C’est là qu’à chaque pas l’homme la voit venir, Ou, s’il l’a dans le cœur, qu’il l’y sent tressaillir.
Le hasard est là haut pour les audacieux ; Et celui dont la crainte a tué l’espérance Mérite son malheur et fait injure aux dieux.
Bientôt naît une joie étrange ; on sent qu’on a frappé un écho.

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