Le malheur est un cul-de-sac. Il mène droit dans le mur. Si tu veux t’en sortir, rebrousse chemin à reculons. De cette façon, tu croiras que c’est lui qui s’éloigne pendant que tu lui fais face.
ÉcrivainLe malheur est un cul-de-sac. Il mène droit dans le mur. Si tu veux t’en sortir, rebrousse chemin à reculons. De cette façon, tu croiras que c’est lui qui s’éloigne pendant que tu lui fais face.
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Ce que le jour doit à la nuit (2008)
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Et là t’as un réflexe. Humain certes, mais très bizarre : tu restes accroché au truc.
Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part.
Etre comme le bénitier, près de la porte et loin du cœur.
Relève de la morale ce qui blesse la pudeur.
Cède à la force, et fais quartier à la faiblesse.
Mauvais chemin, mène à mauvaise fin.
Il y a dans la vie de chacun un moment où il faut choisir de fuir ou de résister.
Ta bien-aimée, hâfiz, sur ta tombe scellée
Peut-être passera comme passe le vent :
Tu frémiras alors dans ta prison étroite,
Et tu déchireras ton suaire en lambeaux.
Qui te craint en ta présence, te nuit en ton absence.
C’est une chose terrible de traverser la vie en pensant que vous avez un caillou de votre côté quand ce n’est pas le cas.

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