Le jour où nous consentons à un peu de bonté est un jour que la mort ne pourra plus arracher au calendrier.
Écrivain, 1951-2022 Image : Vermeer&Velazquez, CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons Le jour où nous consentons à un peu de bonté est un jour que la mort ne pourra plus arracher au calendrier.
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Le jour de notre mort traverse chaque jour de notre vie comme une eau plus sombre dans l’eau limpide, mais nous sommes trop agités pour le voir et saluer comme il convient notre prochaine disparition dans toutes présences du monde.
La mort n’est jamais qu’un jour dans la vie. Et de surcroît le dernier, à ce qu’il paraît.
Il est des jours heureux ; il n’est point de vie heureuse : ce serait un songe enchanteur sans réveil.
N’en parlons plus, la vie c’est demain.
Qu’un homme meure demain, après – demain ou plus tard encore… Cela ne change rien. Car si dieu n’existe pas, alors cette vie… La moindre des secondes qui la composent… Représente tout ce que nous possédons.
Notre existence s’écoule en quelques jours. Elle passe comme le vent du désert. Aussi, tant qu’il te restera un souffle de vie, il y a deux jours dont il ne faudra jamais t’inquiéter : le jour qui n’est pas venu et celui qui est passé. Alors tu vivras en paix.
La sagesse du futur, celle qui évitera le suicide de l’humanité, ne consistera plus à gagner du temps mais à le remplir, à le vivre, à en prendre toute la mesure.
La mort n’a rien de tragique. Dans cent ans, chacun de nous n’y pensera plus.
L’heure s’écoule, ami ; tout fuit, la mort s’avance : Les grands ni les petits n’échappent à ses lois.
Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible.

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