N’importe où, en quinze jours, une campagne de presse peut exciter une population incapable de jugement à un tel degré de folie que les hommes sont prêts à s’habiller en soldats pour tuer et se faire tuer.
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- Lorsque vous prenez connaissance d’une information dans un média, demandez-vous toujours de qui, pourquoi, pour qui ? Aucune information n’est gratuite en temps de guerre. Il ne suffit pas de savoir lire, il vous faut apprendre à lire.
- Si les gens savaient vraiment [la vérité], la guerre serait arrêtée demain. Mais bien sûr, ils ne savent pas et ne peuvent pas savoir.
- La guerre n’existerait pas, sans la littérature. Et il n’y aurait plus de crime possible, si le meurtrier ne pouvait pleurer un peu sur ses victimes.
- La prochaine guerre n’opposera plus des pays ou des religions : ce seront les hommes contre les femmes, l’affrontement sera autrement plus violent.
- Tout le monde, en politique, est un tueur. Certains savent tirer, d’autres non. Certains tirent en pleine face, la plupart le font dans le dos. Je tire en pleine face.
- Tout gouvernement doit avoir son excès, et ne périt que lorsqu’il a atteint cet excès. Lorsque le signal est donné... Chacun agit sans remords, sans répugnance; on s’habitue à cela, comme le juge à envoyer les coupables au supplice, le médecin à voir des êtres souffrants sous son instrument, le général à ordonner le sacrifice de vingt mille soldats.
- Il n’est rien qui me surprenne et me scandalise comme de voir des hommes désirer et rechercher furieusement le pouvoir, quand on ne devrait le prendre qu’avec terreur, et comme un fardeau incommensurable aux forces humaines.
- Les hommes au pouvoir ne doivent jamais attendre que les sentiments qu’on leur témoigne soient totalement désintéressés. Les gens, lorsqu’ils s’inclinent devant eux, cherchent toujours sur le tapis quelque miette de puissance à y ramasser.
- Une guerre non officiellement déclarée, non reconnue par les gouvernements et jamais racontée par les journalistes produit une peur non admise, qui se niche sous la peau.
- Bien des gens seraient capables de tuer un hommes pour prendre la graisse du mort et en frotter leurs bottes.
- Pour s’émanciper de cette folie médiatique, il est nécessaire de placer sur off le bouton de la radio. Se nourrir à la source sans réflexion est un suicide délibéré ! Nous avons un cerveau et il faut s’en servir.
- Allez à contre-courant, n’écoutez pas les voix qui sont nombreuses à faire la propagande de modèles de vie fondés sur l’arrogance et la violence, le succès à tout prix, l’apparence et les possessions matérielles.
- La guerre n’est que le suicide misérable d’une foule en folie. Ses remous sanglants ne servent que les intérêts de ceux qui la dirigent.
- Il faut donc que le peuple rende malades les hommes d’Etat puisque chaque jour leur honneur maigrit; mais au moins souvent leur corps engraisse.
- Cette guerre ne ressemble pas à celles du passé : quiconque occupe un territoire lui impose aussi son système social. Tout le monde impose son propre système aussi loin que son armée peut avancer. Il ne saurait en être autrement.