L’homme qui relit et qui tient la plume pour se corriger est plus ou moins un autre homme que celui du premier jet. Il y a deux choses que l’expérience doit apprendre : la première, c’est qu’il faut beaucoup corriger; la seconde, c’est qu’il ne faut pas trop corriger.
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- Il y a deux choses que l’expérience doit apprendre : la première c’est qu’il faut beaucoup corriger; la seconde, c’est qu’il ne faut pas trop corriger.
- Quel dommage que l’expérience arrive tout juste à l’âge où les forces s’en vont ! C’est une cruelle dérision de la nature que ce don du talent, qui n’arrive jamais qu’à force de temps et d’études qui usent la vigueur nécessaire à l’exécution.
- Point de règles pour les grandes âmes : elles sont pour les gens qui n’ont que le talent qu’on acquiert.
- Il faut apprendre à obéir pour savoir commander.
- Celui qui veut apprendre à voler, celui-là doit d’abord apprendre à se tenir debout et à marcher et à courir, à grimper et à danser. Ce n’est pas du premier coup d’aile que l’on conquiert l’envol !
- Le parcours d’un cosmonaute n’est pas une marche facile et triomphante vers la gloire. Vous devez apprendre à connaître la signification non seulement de la joie mais aussi du chagrin, avant de monter dans la cabine de l’engin spatial.
- C’est une des choses les plus difficiles et les plus nécessaires de la vie que d’apprendre à dédaigner. Le dédain protège et écrase. C’est une cuirasse et une massue.
- C’est chose dangereuse que la témérité chez un chef, chez un pilote. Garder son sang-froid quand il convient, est d’un sage. Pour moi, le vrai courage, c’est la prudence.
- La force de caractère nous amène à parler d’une variété de celle-ci, l’obstination. Il est souvent très difficile de dire dans les cas concrets où commence l’une et où finit l’autre; par contre, la différence abstraite entre les deux ne paraît pas difficile à établir.
- Mon père m’avait appris - surtout par l’exemple - que pour se rendre maître de sa vie, un homme doit d’abord se rendre maître de ses problèmes.
- À sa pensée vacillante, mobile, difficile à contenir, difficile à maîtriser, l’homme intelligent impose la même rectitude qu’un faiseur de flèches à une flèche.
- Il n’y a que deux voies pour parvenir à la connaissance d’une machine; l’une, que le maître qui l’a composée nous en découvre l’artifice; l’autre de démonter jusqu’aux moindres ressorts, et les examiner tous séparément, et ensemble.
- La seule différence entre ce qu’on appelle un homme véridique et ce qu’on appelle un menteur, c’est que le premier ment comme il respire, naturellement et sans savoir, alors que les mensonges du second portent la marque d’un effort créateur. Ils sont plus construits, plus cohérents, et certainement plus efficaces.
- Aimer, ce n’est pas gagner à tous les coups. C’est prendre des risques, faire des paris incertains, connaître la frayeur de perdre sa mise pour mieux savourer le frisson de la doubler.
- Et pour cet art de connaître les hommes, qui vous sera si important, je vous dirai qu’il se peut apprendre, mais qu’il ne se peut enseigner.