L’on hait avec excès lorsque l’on hait un frère.
Poète, 1639-1699L’on hait avec excès lorsque l’on hait un frère.
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La Thébaïde ou les Frères ennemis (1664)
… Il m’en coûterait trop, s’il m’en coûtait deux fils. Des deux princes, d’ailleurs, la haine est trop puissante; Ne crois pas qu’à la paix jamais elle consente. Moi-même je saurai si bien l’envenimer, Qu’ils périront tous deux plutôt que de s’aimer. Les autres ennemis n’ont que de courtes haines, Mais quand de la nature on a brisé les chaînes, Cher Attale, il n’est rien qui puisse réunir Ceux que des nœuds si forts n’ont pas su retenir:L’on hait avec excès lorsque l’on hait un frère.Mais leur éloignement ralentit leur colère: Quelque haine qu’on ait contre un fier ennemi, Quand il est loin de nous, on la perd à demi. …
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Tu ne haïras point : car haïr, c’est tuer au fond de son cœur.
Force-les de batîr ensemble une tour et tu les changeras en frères. Mais si tu veux qu’ils se haïssent, jette-leur du grain.
On apprend véritablement à haïr à partir de l’instant où l’on prend conscience de son impuissance.
Je crois que tu ne comprendras jamais rien à la haine. La haine, c’est l’amour en dur.
Cœur las de haïr, n’apprendra jamais à aimer.
La haine des autres est chose beaucoup plus claire que l’amour de soi.
L’ingratitude est un crime odieux.
La haine est un endroit où va un homme qui ne supporte pas la tristesse.
Il vaut mieux être détesté pour qui vous êtes que d’être aimé pour quelqu’un que vous n’êtes pas. C’est parfois un signe de votre valeur si vous êtes détesté par les bonnes personnes.
Je déteste ceux qui m’enlèvent la solitude sans me tenir compagnie.

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