La grandeur apparente d’un objet varie avec sa distance apparente, ou sa couleur apparente avec les souvenirs que nous en avons.
Philosophe, 1908-1961La grandeur apparente d’un objet varie avec sa distance apparente, ou sa couleur apparente avec les souvenirs que nous en avons.
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La phénoménologie de la perception
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Si l’image de la lumière peut nous servir encore pour illustrer, si j’ose dire, la connaissance, nos ancêtres en avaient choisi la clarté, tandis que nous optons plutôt pour sa vitesse. Le moteur de recherche peut, parfois, remplacer l’abstraction.
La valeur d’une image se mesure à l’étendue de son auréole imaginaire.
La couleur est par excellence la partie de l’art qui détient le don magique. Alors que le sujet, la forme, la ligne s’adressent d’abord à la pensée, la couleur n’a aucun sens pour l’intelligence, mais elle a tous les pouvoirs sur la sensibilité.
Mais aussi si l’on rectifie L’image de l’objet sur son éloignement, sur le milieu qui l’environne, sur l’organe et sur l’instrument, les sens ne tromperont personne.
Nous devrions garder la couleur de la vie, mais ne jamais nous souvenir des détails. Les détails sont toujours vulgaires.
La couleur est descriptive. Le noir et le blanc sont interprétatifs.
L’art est toujours plus abstrait que nous ne l’imaginons. La forme et la couleur nous parlent de forme et de couleur, et tout s’arrête là.
La mémoire est souvent la qualité de la sottise ; elle appartient généralement aux esprits lourds, qu’elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge.
La mémoire diffère de l’imagination purement reproductrice en ce qu’elle a le pouvoir de reproduire volontairement la représentation antérieure : l’esprit par conséquent n’est pas un simple jouet.
La différence est une beauté qu’il faut apprendre à voir.

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