Nous devrions garder la couleur de la vie, mais ne jamais nous souvenir des détails. Les détails sont toujours vulgaires.
Écrivain, 1854-1900 Image : Napoleon Sarony / Adam Cuerden, Domaine public, Wikimedia Commons Nous devrions garder la couleur de la vie, mais ne jamais nous souvenir des détails. Les détails sont toujours vulgaires.
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Le Portrait de Dorian Gray (1891)
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On ne peut pas se retrouver pendant qu’on est dans la vie. Y a trop de couleurs qui vous distraient et trop de gens qui bougent autour. On ne se retrouve qu’au silence, quand il est trop tard, comme les morts.
La vie serait impossible si l’on se souvenait, le tout est de choisir ce qu’on doit oublier.
La mémoire, c’est la vie, c’est notre cohérence.
Chaque instant de notre Vie est essentiellement irremplaçable : sache parfois t’y concentrer uniquement.
La grandeur apparente d’un objet varie avec sa distance apparente, ou sa couleur apparente avec les souvenirs que nous en avons.
On ne sait plus ce que c’est que l’obscurité. À force de vouloir faire la lumière sur tout, on ne distingue plus rien !
Dans une famille on a beau avoir vécu les mêmes choses, on n’a pas les mêmes souvenirs.
La fuite ne consiste pas à s’occuper du passé, mais à se concentrer résolument sur le présent et l’avenir en étant aveugle à l’héritage dont nous sommes marqués et avec lequel nous devons vivre.
En vertu de quoi devons-nous traîner, tout au long de notre vie adulte, le souvenir marqué au fer rouge de nos premiers balbutiements ?
Nous ne savons jamais si nous ne sommes pas en train de manquer notre vie.

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