La gloire est le soleil des morts.
Romancier, 1799-1850 Image : Louis-Auguste Bisson, Domaine public, Wikimedia Commons La gloire est le soleil des morts.
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La mort fait l’éloge de la vie comme la nuit celle du jour.
La mort fut de tout temps l’asile de la gloire.
Tout plaisir est vil qui fleurit sur la mort.
Le soleil c’est comme la mort, on ne peut le narguer trop longtemps, ça éteint les yeux.
C’est faire honneur au soleil que de se lever après lui.
La douceur de la gloire est si grande, qu’à quelque objet qu’on l’attache, même à la mort, on l’aime.
On ne peut juger de la beauté de la vie que par celle de la mort.
La gloire et l’honneur ne sont, je le sais, que fantômes ; le bonheur et la joie, un désir sans objet ; la vie, misère vaine, ne produit pas un fruit.
L’idéal quand on veut être admiré, c’est d’être mort.
Et le soleil mourant, sur un ciel riche et sombre, ferme les branches d’or de son rouge éventail.

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