Il y a des gens qu’on approuve dans le monde, qui n’ont pour tout mérite que les vices qui servent au commerce de la vie.
Écrivain, 1613-1680 Image : Théodore Chassériau, Domaine public, Wikimedia Commons Il y a des gens qu’on approuve dans le monde, qui n’ont pour tout mérite que les vices qui servent au commerce de la vie.
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Source vérifiée
Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 273
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
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Il ne faut pas ne savoir vivre qu’avec ceux qui peuvent nous apprécier : ce serait le besoin d’un amour-propre trop délicat et trop difficile à contenter ; mais il faut ne placer le fond de sa vie habituelle qu’avec ceux qui peuvent sentir ce que nous valons.
Un des grands inconvénients du commerce du monde est d’exposer les personnes occupées à devenir les victimes d’une foule d’importuns, de fainéants, d’ennuyeux, qui viennent périodiquement leur apprendre qu’ils n’ont rien à leur dire.
Celui qui, selon nous, ne vaut pas une chandelle, le voici devenu indispensable à notre vie collective.
L’important dans la vie ce n’est pas d’avoir de l’argent mais que les autres en aient.
Le monde fleurit par ceux qui cèdent à la tentation. Le monde n’est justifié qu’aux dépens éternels de sa sûreté.
Ces gens qui n’ont pas de cœur s’imaginent toujours, pour leur commodité, que les autres en ont un.
Il y a des gens qui semblent pleins de sens et qui brillent, mais au dedans ils sont pareils à tous les autres, sinon par les richesses où est leur force unique.
La vie a une grande valeur pour celui qui la méprise.
Il n’est, dit-on, qu’un seul bien qui puisse défier la vie : c’est une conscience juste et droite, chez tout homme qui la possède.
C’est à ceux que notre société rejette, les cassés, les tordus, les handicapés, les anormaux, que je dois la vie.

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