Cette fille aimait tout ce qui m’ennuyait, et tout ce que j’aimais l’ennuyait. Nous étions le couple parfait.
Écrivain, 1920-1994Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
Cette fille aimait tout ce qui m’ennuyait, et tout ce que j’aimais l’ennuyait. Nous étions le couple parfait.
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Je ne veux pas dire par là que j’avais cessé de l’aimer, que je l’avais oubliée, que son image avait pâli ; au contraire : elle m’habitait jour et nuit, comme une nostalgie silencieuse ; je la désirais comme on désire des choses perdues à jamais.
J’aimais la mère, j’aimais la fille. On est marin, on part longtemps. J’aimais la mère en partant ; en revenant, j’aimais la fille.
Elle se répétait : « J’ai un amant ! un amant ! », se délectant à cette idée comme à celle d’une autre puberté qui lui serait survenue. Elle allait donc posséder enfin ces joies de l’amour, cette fièvre du bonheur dont elle avait désespéré.
Nous ne nous ennuyons jamais ensemble… C’est la meilleure façon de s’aimer.
Ah ! Si je t’aimais, gémissait-elle, comme je t’aimerais !
L’aimé aimante l’amant.
Je n’ai pas subi la misère, je l’ai épousée par amour, ayant pu choisir une autre compagne.
Elle était très belle, extraordinairement intelligente. Elle avait presque toutes les meilleures qualités. Sauf la pureté.
Ma femme et moi avons été heureux vingt-cinq ans. C’est à cet âge-là que nous nous sommes rencontrés.
Elle avait des attentions, des petits soins, des délicatesses pour moi, et même une certaine tendresse brusque qui ne me déplaisait point.

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