On nous a fait lire des romans comme Bel-Ami qui nous ont laissé croire qu’on pouvait se faire une place dans le monde. Il n’y avait pas de place pour nous.
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- Croire en Dieu, c’est vivre par quelque chose qui n’existe d’aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.
- Je ne me sens vivre qu’à partir de l’instant où je sens mon inexistence. J’ai besoin de croire à mon inexistence pour continuer à vivre.
- L’envie d’y croire. De penser que la vie est devant, toujours devant. Qu’il suffit d’un stylo pour tout changer. D’un peu de poésie pour se réinventer.
- S’il s’agissait d’un roman, le plus brillant écrivain lui-même pourrait-il réussir à faire croire à ses lecteurs qu’aussi peu de temps avait suffi à soumettre l’orgueil et à surmonter les préjugés ?
- A force de lire et de lire, le monde est mort, et nul n’est devenu savant !
- Est-ce là le paradis ? Demanda Hinkston. - Absurde. Non. C’est un monde où l’on a une deuxième chance. Personne ne nous a dit pourquoi. Mais personne ne nous a dit pourquoi nous étions sur la Terre, non plus.
- On ne devient un homme et on ne peut percevoir le vrai sens de notre existence que lorsque l’on a pris conscience que l’on n’était pas le centre de l’univers.
- Plus on avance, plus il nous faut d’espace À force de manquer d’air Il nous faut le paradis pour oublier l’enfer. Laissez passer, laissez passer les rêves.
- Il n’y a pas de «métalangage», de discours supérieur au nom duquel il serait possible de décider du sens de la valeur du monde où nous sommes plongés.
- Dans toute vie, on ne peut pas séparer l’amour, la crainte, l’apprentissage, la violence, la tendresse, l’espérance, le roman doit pouvoir intégrer des lignes aussi contradictoires.
- Alors pourquoi est-ce que je me sens si vide ? Je sais que je vivais dans un monde imaginaire, mais au moins, j’étais quelque part. Aujourd’hui, je ne suis nulle part.
- La lecture a été quelque chose de magique pour moi. Il faut une vraie magie pour envisager un autre monde et essayer de le comprendre. Et une fois qu’on l’a compris, le changer.
- C’était l’absence de certitude qui les rongeait tous. Savoir, c’était pouvoir clore le chapitre et faire son deuil. Savoir, c’était pouvoir recommencer à vivre.
- Magie de la littérature : elle me faisait accéder à l’existence en tant même que je m’étais décrit, écrit dans mon refus d’exister.
- Tant que la lecture est pour nous l’initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire.