Alors pourquoi est-ce que je me sens si vide ? Je sais que je vivais dans un monde imaginaire, mais au moins, j’étais quelque part. Aujourd’hui, je ne suis nulle part.
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- Je me dis que peut-être, quelque part, dans un lieu lointain que je ne connais pas du tout, tout est déjà perdu d’avance, depuis longtemps.
- La plupart des gens sont enfermés dans une existence solitaire, une vie restreinte par le manque d’imagination des limites que ne connaissent pas les lecteurs.
- Il n’est point aisé de n’être de nulle part, quand aucune condition extérieure ne vous y contraint.
- Je me dis que c’était peut-être la vraie nature de l’art que de donner à voir des mondes rêvés, des mondes impossibles, et que c’était une chose dont je ne m’étais jamais approché, dont je ne m’étais même jamais senti capable.
- Moi, je vis comme un bohémien. Je suis un fugitif. Il n’y a pas un lieu qui me semble habitable au-delà d’une certaine durée, pas même ma propre peau.
- Je ne peux pas vivre longtemps avec les êtres. Il me faut un peu de solitude, la part d’éternité.
- Dans la mesure où ma vie était devenue cette sorte d’autoroute au soleil de la passion, je supportais mal d’y voir la moindre ombre portée.
- Je ne me suis jamais senti à l’aise avec moi-même, parce que je n’ai jamais fait partie de la majorité. Je me sentais toujours maladroit et timide et à l’extérieur de l’élan de la vie de mes amis.
- Je ne me sens vivre qu’à partir de l’instant où je sens mon inexistence. J’ai besoin de croire à mon inexistence pour continuer à vivre.
- Mais l’enfance n’est ni nostalgie, ni terreur, ni paradis perdu, ni Toison d’Or, mais peut-être horizon, point de départ, coordonnées à partir desquelles les axes de ma vie pourront trouver leur sens.
- Rien ne vaut la solitude. Pour être parfaitement heureux il me manque quelqu’un a qui l’expliquer.
- Que j’écrive ou non, la face du monde n’en sera pas changée. Et pourtant, c’est un peu comme si j’étais en sursis et que chaque mot fût un rempart contre la mort.
- Que de beauté l’art n’offre-t-il pas ! À condition de pouvoir retenir ce qu’on a vu, on n’est jamais vide ou vraiment solitaire, mais jamais seul.
- Car, partout où il n’y avait personne, j’étais chez moi. La solitude était mon domicile, que je transportais autours de moi comme l’escargot sa coquille.
- Rien n’est droit dans l’existence. La vie ressemble à un immense terrain accidenté, parsemé d’obstacles, de virages et de détours, une sorte de labyrinthe bourré de pièges dans lequel la ligne droite n’existe pas.