Je suis un être humain : je pleure, j’ai peur, je suis nerveuse... Je suis comme tout le monde.
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- Je voudrais pleurer toute une rivière Je voudrais pleurer mais j’ai peur de l’eau.
- Je vis chaque jour et j’essaie d’avoir moins de peur, moins d’inquiétude. Mais je me suis toujours inquiétée de tout; c’est dans ma nature. C’est la chose qui me fait le plus souffrir.
- Si je ne sentais pas ma misère, comment pourrais-je sentir ma joie qui est fille aînée de ma misère et qui lui ressemble à faire peur ?
- J’ai peur de ton regard qui scrute et qui m’observe, j’ai peur de ta présence, j’ai peur de ta beauté, j’ai peur de tes mains et j’ai peur de t’aimer.
- A force d’entendre parler de moi, je meurs d’envie de me connaître.
- Je vis, je meurs : je me brule et me noie, - J’ai chaud extrême en endurant froidure; - La vie m’est et trop molle et trop dure, - J’ai grands ennuis entremélés de joie.
- Je n’ai connu que la ferveur. Toute ma vie n’est que ferveur, refus, amour, combat.
- Si vous ressentez de la douleur, vous êtes en vie. Si vous ressentez la douleur des autres, vous êtes un être humain.
- Quand on est si loin de toute amitié, si seule, si triste, toute démarche difficile devient impossible. On s’observe, on se craint soi-même, et l’on se suicide dans la peur de se laisser mourir.
- Il doit y avoir dans le monde une tripotée de gens comme moi, qui ont envie de mourir, mais qui n’en ont pas le courage.
- Mettre des mots sur ce qu’on éprouve, aussi bien dans la tendresse que dans la haine, c’est cela qui est humain.
- Je suis hypersensible donc je vis tout à fond. Aussi bien la mélancolie et la tristesse que la joie.
- On naît seul, on meurt seul. Entre-temps, on essaie de ne pas être trop seul. Je suis aussi profondément persuadée que tout le monde « se sent » seul et est profondément malheureux de ce fait.
- Bouleversé, je pleurai. Je pleurai de la peur que ma mère avait eue pour ma vie, peu m’importait, ces larmes se chargeaient d’une douleur autrement profonde, lourde, si elles me débordaient c’est que ces larmes en moi touchaient enfin l’extrémité des choses, l’extrémité de toute la vie.