Je suis un être humain : je pleure, j’ai peur, je suis nerveuse… Je suis comme tout le monde.
Attribution non vérifiée, l’œuvre d’origine n’a pas été retrouvée. Vous connaissez la source ?Comment nous vérifions
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Je vis, je meurs : je me brule et me noie,
J’ai chaud extrême en endurant froidure ;
La vie m’est et trop molle et trop dure,
J’ai grands ennuis entremélés de joie.
Fou n’y puis, sain n’y daigne, névrosé je suis.
Chaque cœur brisé a crié à un moment ou un autre : Pourquoi tu ne vois pas qui je suis vraiment ?
On naît seul, on meurt seul. Entre-temps, on essaie de ne pas être trop seul. Je suis aussi profondément persuadée que tout le monde « se sent » seul et est profondément malheureux de ce fait.
Moi je suis méchante : ça veut dire que j’ai besoin de la souffrance des autres pour exister.
Je suis mi-tout. Je suis mi-révo, mi-réac, mi-con, mi-pas-con. C’est mon personnage, je m’en sers pour ouvrir ma gueule sur les planches comme dans la vie courante.
Ce n’est pas certes le monde naissant qui me fait peur, mais quelquefois le visage de ceux qui l’accouchent.
Si vous ressentez de la douleur, vous êtes en vie. Si vous ressentez la douleur des autres, vous êtes un être humain.
L’humanité est un concept familier aux anormaux : à leur grand désespoir, ils s’en sentent en effet tout proches ; ils expriment leur parenté avec elle dans un sanglot de regret et ne cessent jamais de tendre vers elle leurs bras difformes.
Je n’ai connu que la ferveur. Toute ma vie n’est que ferveur, refus, amour, combat.

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