Enseigner à lire, telle serait la seule et la véritable fin d’un enseignement bien entendu : que le lecteur sache lire et tout est sauvé.
Écrivain, 1873-1914Enseigner à lire, telle serait la seule et la véritable fin d’un enseignement bien entendu : que le lecteur sache lire et tout est sauvé.
Écrivain, 1873-1914Partager sur
Source vérifiée
Cahiers de la quinzaine
Une erreur ? Proposer une correctionSignaler
À force de lire on finit par comprendre qu’à force de lire on finit par comprendre.
L’objet de la littérature est de nous apprendre à lire.
Tant que la lecture est pour nous l’initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire.
Parce qu’il faut faire le pari, lecteur, mon frère, qu’avec la lecture viendra l’intelligence, et la distance, et que la liberté de lire et de connaître produiront, in fine, plus de bien que l’ignorance. C’est un pari, sur la liberté et sur l’homme.
C’est déjà quelque chose de révéler la poésie à un versificateur et la religion à un dévot. Et c’est pourquoi mon livre s’adresse à tous : aux étudiants d’abord, et qui donc cesserait d’étudier ? Voilà bien un titre qu’on ne dépose qu’au tombeau.
La lecture était une retraite, un refuge contre le vacarme au-dehors.
L’école ne sert à rien qu’apprendre à lire, écrire et compter. C’est un bagage largement suffisant.
À force de lire des livres, le monde est mort, et nul n’est devenu savant.
Tant de livres nous font négliger le livre du monde ; ou, si nous y lisons encore, chacun s’en tient à son feuillet.
Je me demande si la jeunesse moderne qu’on bouscule et qu’on décourage en lui répétant qu’il n’y aura pas de lendemain connaît encore cet acharnement à lire que nous eûmes, à aimer tomber malade pour lire.

Téléchargez-la gratuitement pour la partager sur Instagram, WhatsApp ou Pinterest, en gardant le nom de l’auteur.