Parce qu’il faut faire le pari, lecteur, mon frère, qu’avec la lecture viendra l’intelligence, et la distance, et que la liberté de lire et de connaître produiront, in fine, plus de bien que l’ignorance. C’est un pari, sur la liberté et sur l’homme.
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- Personne n’en sort indemne. Personne ne peut prétendre que ses lectures n’ont pas influencé sa vie, dans les petites choses comme dans les grands instants et au moment des choix essentiels.
- La profondeur vient de l’intelligence du lecteur et non de la pensée exprimée. Un livre est moins un effet qu’une cause.
- L’intelligence rachète l’ignorance.
- La limitation des matières d’examen n’est pas tout, il faut aussi enlever au bachot, comme on a d’ailleurs commencé à le faire, son côté exercice de mémoire afin qu’il devienne réellement une épreuve d’intelligence.
- On écrit avec son intelligence et son inconscient.
- Cette instruction, que chaque homme peut recevoir par les livres dans le silence et la solitude, ne peut être universellement corrompue : il suffit qu’il existe un coin de terre libre, où la presse puisse en charger ses feuilles.
- Celui qui en sait beaucoup sur les autres est peut-être instruit, mais celui qui se comprend lui-même est plus intelligent.
- La fonction de notre intelligence est de nous engager dans les directions de la connaissance.
- Dans la créature humaine, ce qui résiste à la servitude, ce n’est pas la matière, c’est l’intelligence. La liberté commence où l’ignorance finit.
- Tant que la lecture est pour nous l’initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire.
- Car il ne suffit pas de posséder telle « intelligence » et telle autre, il faut encore savoir s’en servir. Être intelligent, c’est utiliser au bon moment et convenablement les moyens dont on dispose. C’est la « réalisation » qui compte.
- L’impression est pour l’écrivain ce que l’expérimentation est pour le savant, avec cette différence que, chez le savant, le travail de l’intelligence précède, et chez l’écrivain vient après.
- Enseigner à lire, telle serait la seule et la véritable fin d’un enseignement bien entendu : que le lecteur sache lire et tout est sauvé.
- L’instruction est, parmi les biens qui sont en nous, le seul impérissable et divin; et les deux principaux apanages de la nature humaine sont l’intelligence et le raisonnement.
- La connaissance est la voie nécessaire pour arriver à la docte ignorance, celle qui se connaît comme ignorance à partir de sa science, celle qui frémit aux frontières de l’indicible, de l’impensable et où l’invisible nous arrose alors de ses rayons.