Dieu a permis, pour punir l’homme du péché originel, qu’il se fît un Dieu de son amour-propre, pour en être tourmenté dans toutes les actions de sa vie.
Écrivain · 1613-1680 Image : Théodore Chassériau · Domaine public · Wikimedia Commons Dieu a permis, pour punir l’homme du péché originel, qu’il se fît un Dieu de son amour-propre, pour en être tourmenté dans toutes les actions de sa vie.
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Source vérifiée
Réflexions ou sentences et maximes morales (1678), maxime 509
Texte du domaine public, transcription Wikisource (CC BY-SA).
Dans la vieillesse de l’amour comme dans celle de l’âge on vit encore pour les maux, mais on ne vit plus pour les plaisirs.
Ce qui nous rend si changeants dans nos amitiés, c’est qu’il est difficile de connaître les qualités de l’âme, et facile de connaître celles de l’esprit.
Quelque rare que soit le véritable amour, il l’est encore moins que la véritable amitié.
On en voit qui ne sont pas toujours également maîtres de leur peur ; d’autres se laissent quelquefois entraîner à des terreurs générales.
Ce qui nous empêche d’ordinaire de faire voir le fond de notre cœur à nos amis, n’est pas tant la défiance que nous avons d’eux, que celle que nous avons de nous-mêmes.
La jalousie est le plus grand de tous les maux, et celui qui fait le moins de pitié aux personnes qui le causent.
La petitesse de l’esprit fait l’opiniâtreté, et nous ne croyons pas aisément ce qui est au delà de ce que nous voyons.
Le bonheur ou le malheur vont d’ordinaire à ceux qui ont le plus de l’un ou de l’autre.
Il faut peu de choses pour rendre le sage heureux ; rien ne peut rendre un fol content ; c’est pourquoi presque tous les hommes sont misérables.
Il y a dans la jalousie plus d’amour-propre que d’amour.

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