Si Dieu les eût livrés à la corruption de leur cœur, il n’y eût point eu de pécheurs plus perdus et plus abandonnés à tous les vices.
Prédicateur, 1632-1704Si Dieu les eût livrés à la corruption de leur cœur, il n’y eût point eu de pécheurs plus perdus et plus abandonnés à tous les vices.
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Oeuvres complètes de Bourdaloue, de la Compagnie de Jésus
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La seule épigramme permise à la misère est d’obliger la justice et la bienfaisance à des dénis injustes. Quand les malheureux ont convaincu la société de mensonge, ils se rejettent plus vivement dans le sein de Dieu.
Celui qui s’est rassasié trahit Dieu.
Si vous n’aviez pas commis de grands péchés, dieu n’aurait pas envoyé une punition comme moi sur vous.
Existe-t-il un homme qui n’ait quelques péchés sur la conscience ? Dieu a fait les choses ainsi, et les voltairiens ont beau ergoter…
Si notre Dieu était celui des païens ou des philosophes (pour moi, c’est la même chose) il pourrait bien se réfugier au plus haut des cieux, notre misère l’en précipiterait.
Les dieux n’aiment pas celui qui, se faisant violence, force les portes du Tartare. Ils ne trouveraient pas un semblable courage dans la mollesse de leurs cœurs éternels.
Ne crois pas qu’un mortel coupable d’injustice Tire profit de son péché ; S’il couvre pour un temps son crime et sa malice, un jour rendra public ce qu’il avait caché.
Quelques méchants que soient les hommes, ils n’oseraient paraître ennemis de la vertu, et lorsqu’ils la veulent persécuter, ils feignent de croire qu’elle est fausse, ou ils lui supposent des crimes.
Le vice serait réduit à cette triste et déplorable condition où gémit la vertu, et il faudrait avoir autant de force et de courage pour être méchant, qu’il en faut, dans ce siècle corrompu, pour être homme de bien.
S’il fallait condamner Tous les ingrats qui sont au monde A qui pourrait-on pardonner ?

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